Le coin bleu et orange

Jeudi 26 février 2009
Le vent susurre à l'oreille les dernières nouvelles, je marche en ancien fou de trèfle.
Je le sens penché derrière moi, observant sans guider.
Mon soleil fait grise mine, au service minimum.
Des fragments de visions urbaines passent très vite entre mes doigts.
Elles sont désarticulées, desséchées sans doute par le manque de pratique scripturale.
Mots trop compliqués, anciens rythmes désaccordés.
Je raccommode mon masque, y rajoute des entorses: un peu moins de confiance ouverte.
Pourtant, je persiste à dire: sans chaleur, qu'est l'idylle?
Du vent?
Il souffle beaucoup, justement.
Beau coup pour rabattre les manteaux et clôturer les visages.
Mes lèvres de bois sont fissurées, donnent un sourire ridé.
La gare ne reste pas loin, le voyage tend les bras...et pourtant.
Je reste sur cette étape, en mode bloqué.
Il doit y avoir un cafard glissé dans mes circuits courts-circuités.
Qu'importe de bouger? Il y a beau temps dehors.
Même si, en terrain découvert, le soleil devient froid, comme dit la chanson.
Elle se répète en boucle, elle aussi. Le bug a gagné le circuit auditif.
Un rayon m'aveugle, me file le mal de crâne.
Mais les doigts restent froids, roides et tout de bois.
Comment tirer les fils pour faire tomber mon corps de marionnette?
Le fracas la réveillerait peut être.
Hola, fou! Vas tu reprendre le théâtre?
Il m'observe sans coup férir, le ladre.
Entre nous, un rideau de rayons: le gel d'une lumière froide.

Par Claiw de Dar
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Mercredi 17 décembre 2008
Je rompts avec ma promesse d'éviter les atermoiements de journaux. Suivons les conseils de kreyoll. Non. Je suis les conseils de kreyoll. pas de nous de majesté, je ne suis pas royal, mais bouffon.
"Ecris quand tu te sens mal" d'accord , mais écrire quoi? le vide? et l'écrire comment? en l'enjolivant? en le gardant nu? tu n'as pas répondu à ces questions, kreyoll. il faut les trouver soi même? ça a toujours été mon problème: trop de scolarité, pas assez de rébellion, trop de peur de prise de risque. je vais répondre difficilement à cette question; si on doit écrire il faudra que le son nous semble juste; on dirait un dj qui passe, sans doute parce que je suis allée à une soirée très étrange hier, où le dj nous a passé de la techno: j'étais en décalage, encore une fois... comment on danse sur ce genre de musiques quand on est sobre?enfin voilà... un ton juste. c'est de l'autoapietoiment sans doute vu de l'extérieur, mais il parait que j'ai un côté franc, alors autant persister en ce sens et essayer d'avoir le ton le plus en phase avec le moment... même si après je conclus que décidément, écrire déprimée, c'est vraiment de la pure merde. bref.
je dirais que aujourd'hui, le ton le plus juste c'est avec cette résolution là: pas de cache misère! le fou de trèfle est encore parti très loin, il est de nouveau rentré dans ma caboche et refuse d'en sortir: d'un univers supposément moyennâgeux, on se retrouve au 21eme siècle, paris 13eme, dans une cage à hamster pour humain étudiant en décalage.
Le fou de trèfle s'est fondu dans mes neurones, et il me laisse la parole, c'est perturbant; d'un autre côté, c'est un faux semblant, puisque le fou, c'est moi; et quelques autres, mais ça devient compliqué...
mais son regard posé par dessus le mien me donne l'impression d'avoir passé au travers du cadre en plomb qui me reflète; je suis le visiteur qui ne s'attarde pas dans un amas de plastique, de papier recyclable et de tissu râpé; le dépotoir est en suspens, reste à rajouter la pourriture et la puanteur?
comment changer de pente et ne plus être simplement de passage?
le masque du fou, c'est mon absence de personnalité réelle; et c'est tellement plus intéressant quand on le réduit à un bout de bois collé à un visage.
mais aujourd'hui je n'essaierai pas de sublimer. c'est mieux la vérité sans fard, réduite à sa plus simple expression.
je passe dans la vie de certains, j'entends leurs histoires, leurs problèmes, leurs questionnements.
je passe dans paris, je sens ses remous et ses bourdonnements.
je passe sur la toile, je lis des conneries, des racontards, des évènements
mais bon, je ne fais que passer, je suis toujours en décalage; où puis je me reconnaître? le passage ne permet pas la recherche: je passe partout sans atterir nulle part. Je visite la vie comme je lisais mes livres, je ne suis qu'un lambda. Qui est le fou de trèfle?
j'ai pas l'impression d'avoir une passion dans la vie, un fil directeur. peut être que c'est un tort, mais je n'arrive pas à le trouver. je sais pas chercher.. je sais exécuter, ça, oui. mais chercher? on me donnerait la pelle pour creuser cette affaire, je ne saurais quoi en faire. défaut. stupidité? qu'en dirait la gamine de 13 ans qui avait décidé qu'après la pluie, vient le beau temps?
ma pauvre. je ne suis pas sûre que tu aimerais ce que tu vois maintenant. ah mais j'y pense, c'est de moi dont je parle, 10  ans avant.
Je ne suis qu'un décalage, une illusion de circonstance, un rire de situation, un courant d'air.
Le fou de trèfle, je vous le laisse; si j'étais une méduse, ce serait peut être le peu de substance qui en constitue une forme.
je ne pense avoir que cette unique conviction:
Pour le reste, je ne suis rien.

Par Claiw de Dar
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Vendredi 28 novembre 2008


Le fou de trèfle disgresse. Les nuages se lézardent, mais le soleil est froid, et les ombres portent le bouffon sur de mauvais chemins. Ses images se rétractent, sa caboche sonne en creux: déception en sourdine y laisse une nouvelle barre. Il sort son pinceau brun, y dépose du carmin: une nouvelle tache s'ajoute au maquillage: le trèfle vire écarlate?

Le fou a mal au crâne, le dégoût se prononce sur le bout de sa langue, saturée au charbon.
Il avance élancé, mais le costume flétrit: il va falloir de l'eau pour amener l'oubli.

Sur ses paroles, il sèche, il hésite, il s'assèche.

La diagonale du fou apparait rèche et raide.
Le bouffon y persiste, à tort, peut être.

Par Claiw de Dar
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Dimanche 3 août 2008
Fenêtre ouverte sur une journée grisailleuse d'été.
Triste?
Non, bizarrement.
Il fait bon, les nuages sont en complet du dimanche, couleurs demi-saison encore rayonnante.
Et des odeurs parviennent.
Le vent apporte une odeur de gratin à la couleur d'or tout droit sorti du four.
S'y mêle, acide délicat picotant, la senteur d'une eau de cologne: une teinte de vert s'y profile.
Par moments, un sinueux parfum fait son chemin: de l'encens s'est égaré sur le rebord de ma fenêtre, avec ses accents de violet de fin de soirée.

On est dimanche, je flâne à ma fenêtre. Je vois trois voisins de ma résidence étudiante s'apprêtant à partir en pique-nique. Dans les immeubles autour, un quotidien serein, protégé par du coton sur quelques franges de ciel.
On est dimanche, et dans ses beaux effets, l'été, le gai luron, s'assied à ma fenêtre...

Par Claiw de Dar
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Lundi 21 janvier 2008


If I was to walk away..
Elle flotte vers le bas, les bulles s'évadent vers le ciel . Doux, froid, noir. Voici le nouvel univers.
Un peu oppressant, le manque d'oxygène commence à se faire sentir. Mais tout le reste est doux.
Des paroles d'une chanson lui reviennent, par bribes, comme au travers d'un vieux disque rayé.
Could I laugh again?
Des cercles cassés de lumière, quand elle lève la tête, s'évanouissent, peu à peu.
Sa vision s'assombrit.
You're killing me again

Elle discerne à l'orée de ses yeux, cependant, des silhouettes qui l'accompagnent.
Elles brillent dans la lumière, ces vieilles poupées frippées, dans leurs halos de poussière vrillés.
Elle glisse, avec elle, et elle, qui tournent en tombant vers le fond.
La musique est lente, se fait plus inexorable. Un pleur d'harmonica les suit, rythmé par des coups sourds et persistants, perceptibles par saccades. Le sang battant à leurs tempes?
I'm losing you again
A trois, elles sont ses facettes, à elle, qui sous les souvenirs accumulés, s'efface progressivement. Elles discutent à bâtons rompus pendant que l'onde les entraîne, enlevant les masques , à tâtons, les yeux rougis, mais sereins.
I'm doused in madness
Les bribes de musique s'éteignent. Le froid envahit tout.
Il fait noir, tout est si doux.
Mais le manque d'air étouffe, en silence.
I can't lose the sadness
Malgré tout, la chanson continue, mais c'est bientôt la fin. Les battements se sont un instant fait plus intenses, avant de ralentir..et de se taire.
It's tearing me apart

Par Claiw de Dar
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Vendredi 21 décembre 2007
L'envie de se poser, c'est l'idée qui me vient.
Les grandes eaux, c'est fini, là, tôt, de bon matin. J'en ai lavé mon sol, poussières à la poubelle, feuillets, cheveux des autres, sachets de thé, tout le bastringue, post-its, pots de confiture, oeufs pourris, vieille verdure, je transforme, j'élimine les ordures. Hé quoi, c'est un antre de vieille ourse, que je décrirais là?

Loin s'en faut, c'est juste qu'au fond, le ménage du dehors c'est un peu, celui du dedans, l'occasion de vider les saletés, les petites misères et d'aérer la tête. De voir le soleil se lever, parce qu'on a ouvert tôt les volets, lumière rose sur la pièce, d'écouter , d'humeur un peu bizarre, un morceau de piano, en boucle, plein les oreilles.

C'est vendredi matin, et comme le fou de trèfle un lendemain de fête, je suis sur le départ. Je m'apprête, je m'inquiète, je m'active, vite, vite, en retard!

Mais avant, je me pose. Il fait beau, à ma fenêtre.

Par Claiw de Dar
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Lundi 17 décembre 2007


Sur "Spokey Dokey", extrait de l'un des OST de Cowboy Bebop, sur un air Nouveau Western, au ton blasé et positif, me voilà, à la bourre mais que dire? On ne peut pas twavailler d'une traite...
Surtout quand on est une gente très déconcentrable.

Plutôt que de me marrer au bilboquet, ce que je fais de ma vie pour détendre mon cerveau, c'est allumer ma bougie odoriférante et regarder la flamme.
Quoi, je n'ai pas de cheminée chez moi, on se contente de ce qu'on a...

A vrai dire, une musique mystique aurait mieux vallu, vu que je m'apprêtais à déblatérer sur cette magie intemporelle que possède le feu: déjà, rien que par le fait que le premier clampin qui a réussi à en créer par lui même a peut être du rester devant, béat, aussi fier que moi qui ce soir ait réussi à gagner au jeu du bilboquet. 

Mais comme je n'ai pas de musique mystique, je ne ressortirai pas mon collier de coquillages -bien que très joli- et je ne m'assiérai pas en tailleur près de ma bougie en chantant des mélopées incompréhensibles à d'autres humains de cette époque moderne, etc.

Naaan, vu que j'ai une musique de pur western dans les oreilles, chapeau sur les oreilles, une pâte qui fera office de brin d'herbe dans la bouche, je vais rêver en regardant la bougie que je suis devant un feu de camp, dans le désert d'Arizona, avec le cheval attaché pas loin.. le vent est doux ce soir, le ciel dégagé, je peux voir les étoiles.
A côté de moi, mon compagnon de route, un vieil Indien qui en a vu de belles, et qui joue de l'harmonica -comme par hasard, le même air que celui de ma chanson-
Et devant le feu, je songerai au premier clampin qui a fait le premier... histoire de fermer la boucle.

Heya.

Par Claiw de Dar
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Dimanche 4 novembre 2007

Quand  tu auras lancé tes cartes, je poserai les miennes  à plat , bien sur la table; la partie peut être alors, sera consommée, et les derniers vaisseaux, brulés.
On n'a pas forcément le temps, au fil des ans, d'appréhender les jeux des autres, d'en sentir la substance, d'en discerner les failles. Je me souviens, d'autres latitudes, d'autres existences, au soleil, sous grisaille, où la partie commença; sous la poussière, il reste de chouettes couleurs, bizarre.
Si, des fois, j'ai des piques, balancées bien au centre,  bien que sans éloquence, c'est que le pied ne sait sur quel grand fond il danse. Des fois, t'en divertirais- tu? L'amusement alors, rencontre l'incertitude.
D'autres fois, on se tient en carreau, chacun sur sa dalle, blanche ,grise, noire, et nos orbites grandement divergent. Les gammes qu'on joue diffèrent, nos lignes de mire s'éloignent.
Parfois, c'est à croire qu'une chance impromptue n'a pas fait virer les liens à l'orage, serait ce un trèfle couleur d'encre qui gît sur nos chemins?
Le jeu continue, l'éventail de cartes change et tourne. Quelle importance, au final?
D'ici là:la partie continue...

Par Claiw de Dar
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Dimanche 21 octobre 2007

"Je pense donc je suis", disait  le gars au nom de(s) cartes.
Je suis en train de penser, justement, "attention, j'entre dans un délire philosophie de comptoir, au lieu de cesser de lire, et de rattraper mon retard habituel des cours de la semaine, ma vieille t'iras pas loin avec ce genre d'habitudes...", mais bon, tant pis.

Je vous épargnerai ce qui m'a fait me lever ce matin de bonne heure et finalement arriver là en fin de matinée, à déballer mes conneries sur fond de papier bleu et orangé. Pour une fois, allons au vif du sujet.

On est fiers, nous les humains, de savoir penser, de pouvoir formuler nos mots et maux et raisonner en fonction de nos expériences.
Enfin, le problème c'est quand la pensée nous domine. Je lisais ça dans mon bouquin, ce matin, et bien qu'asquiescer sans vergogne est une façon de se laisser dominer par la pensée des autres, d'une certaine manière, j'ai trouvé cette pensée là juste.
Pourquoi?
Puisque j'ai tendance à me baser sur mon expérience personnelle, je vais regarder dans mes vieux tiroirs de souvenirs plus avant. Ah, mais voilà des vieilles nippes que j'aime tant porter, d'autant plus qu'elles sont dépareillées!
Regarde: mon désenchantement face à l'avenir couplé à ma tendance irrésistible à jouer à l'enfant, par exemple.
Tu ne trouves pas ça bizarre, cette manie de toujours trouver le pire quelque soit la situation mais de se refuser au cynisme des blasés?
Je me rends compte que je m'égare, je commence à louvoyer vers un schéma habituel de pensée. C'est terriblement difficile de sortir de l'ornière et de chasser les papillons quand on a un filet à trous, vous ne trouvez pas?
Avec mes nippes, j'ai tendance à ressembler toujours à la même clocharde. A penser pareil, à filtrer pareil, à montrer pareil, toujours pareil. Au fil du temps, le risque est, en portant toujours les mêmes vêtements, de ne ressembler plus qu'à un monticule informe mais reconnaissable par les motifs, de loques usées. Oh, ne voyez rien de totalement négatif dans cette définition. Simplement, ce n'est pas parce qu'on est un bloc informe qu'on n'a pas forcément de belles couleurs...
Mais voilà. Pas envie de garder ma masse de tissu, sous peine que l'air d'en dessous qui en sculpte la forme ne se tranforme à son tour en plomb.
Je n'ai pas de visions transcendantales à proposer, juste ce refus de rester posée là, à regarder s'écouler le temps qui passe, à m'empâter, prendre la place que m'offre mon enveloppe de vêtements et pas autre chose. Et pourtant, couplée à ce bout de tissu ci, il y a la peur de bouger, de changer, de se confronter au monde.
Ces duos de tissus se mêlent, tentent de prendre toute la surface de ma masse de vêtements que j'offre à la vue du monde, et je ne sais pas quels motifs transparaitront au final, si jamais il y a un final d'ailleurs...

Bon, que veut dire au fond cet imbroglio? Je ne veux pas être un soldat de plomb sous son patchwork de tissu, et je ne pense pas être capable de transformer ma façon de penser en une lame acérée capable de trancher ma vision du monde pour ne voir que la réalité vraie, nue, dans toute son horreur ou sa beauté, peu importe le terme subjectif employé.
Reste à essayer de découvrir qui est l'être qui s'essaye à penser, sans se laisser dominer par ses pensées, et virer rétrograde. Dieu sait qu'il est facile de s'emporter à devenir de roc, de plomb, de marbre.

Par Claiw de Dar
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Vendredi 19 octobre 2007

On a tous nos petites  manières de survivre à  nos  vissitudes personnelles.
Certains vont hausser les épaules et passer à autre chose, comme on traverse une rue pour aller sur l'autre bord de la chaussée.
D'autres vont lever la tête, chanter en y mettant leurs tripes, et transfigurer leur souffrance.
Murer ses émotions face au dehors, et ne les laisser transparaitre qu'à l'entourage, au risque d'être éprouvant(e).
Mais parfois...
ça peut être juste le vide qui bouffe tout. Quand il y a trop de pression, trop de trucs qui vont pas à gérer, qu'on a pas la capacité ou la maturité pour, alors, là...
Imaginez, à force d'être blasé(e), de ne plus pouvoir rien ressentir, rien exprimer. Et de ne pas pouvoir mettre un nom sur cette chose immonde qui vous aspire vos émotions?
C'est comme, à force de ne plus manger, ne plus en ressentir l'envie, même quand le corps le demande..
Alors, vous réagissez comme un pantin dont vous tireriez vous même les fils. En agissant selon tel ou tel critère, en riant si la situation le demande, en souriant quand il le faut. Mais qu'à l'intérieur, il n'y a rien?
Comment vous sortiriez vous de cette situation?

Par Claiw de Dar
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